Hong Kong

1 mai 2019

Depuis 1999 Hong Kong est revenue à la Chine mais n'est toujours pas vraiment "chinoise" pour autant. On y entre d'ailleurs en passant la douane chinoise qui enregistre notre sortie de Chine puis par une autre douane qui enregistre notre entrée à Hong Kong...

Sur place on comprend aisément pourquoi le gouvernement chinois n'a pas intégré ce territoire récupéré des britanniques tant la différence avec la Chine continentale est grande. Hong Kong est une ville occidentale en territoire chinois. Le mode de vie, le coût de la vie, l'utilisation de l'anglais, l'affichage, la liberté d'expression, l'organisation urbaine, tout transpire la grande métropole moderne et capitaliste. Car Hong Kong est un grand centre financier (le 3e en importance) qui compterait la plus grande concentration de grattes-ciel au monde, lesquels arborent les noms des plus grandes sociétés financières.

Il faut avouer qu'après plus de 2 mois en Inde, au Népal et en Chine, la "facilité" que nous a procuré cette pause de l'Asie était bienvenue. Nous avons adoré Hong Kong et l'énergie qu'elle dégage. L'organisation urbaine y est très agréable. S'y déplacer est un charme avec son réseau de transport en commun qui intègre trains, métro, tramway (un des rares tram "double decker") et ferry sous une seule carte d'accès rechargeable ("Octopus"). Le tout sans avoir à franchir constamment des contrôles de sécurité et sans avoir à éviter de crachas.

Hong Kong est en fait une grande pointe (Kowloon) faisant face à une grande île (Hong Kong Island) entourée d'une série de plus petites îles parsemées dans la mer de Chine méridionale. Kowloon et Hong Kong se font face et semblent se lancer des défis architecturaux avec la multitude de tours qui bordent les rives de chaque côté du détroit qui les sépare. De nombreux et fréquents traversiers et une ligne de métro assurent la liaison entre les rives.

Sur l'Île de Hong Kong, une grosse colline (Victoria Peak) offre aussi un relief intéressant du point de vue de Kowloon et permet une vue plongeante sur les deux centres-ville lorsqu'on y monte.

De nombreux parcs font aussi partie du tissu urbain et apportent de petits îlots de fraîcheur dans la mégapole. Il faut dire qu'il y faisait très chaud et humide lorsque nous y étions.

Comme tout grand centre financier, HK est aussi une ville d'expatriés et nous y avons côtoyé une diversité ethnique que nous avions perdu en Chine continentale. Faisant partie du top 3 des villes les plus chères au monde, chaque repas que nous y avons pris coûtaient environ le double de l'équivalent à Montréal et représentait le budget de plusieurs jours de repas dans les autres pays que nous avons visité. Nous y avons aussi pris un apéro qui coûtait le prix d'un repas sur une des spectaculaires "rooftop terraces" avec vue sur les tours environnantes et avons dégusté les fameuses "buns" locales dans un resto qui en a fait sa réputation.

Particularité chinoise et qui s'applique aussi à HK, les restos chics sont généralement dans des centres commerciaux ou des tours à bureaux...

Profitant du réseau de traversiers, nous sommes aussi allé passé une journée dans la jolie petite île de Cheung Chau. Après une petite heure de navigation, nous débarquions dans un petit village de pêcheurs qui est aussi le lieu d'un inusité festival annuel de la brioche ("bun") qui était en préparation (cette fois nous étions juste trop tôt Steffe ;-) ).

Nous avons donc quitté Hong Kong contents de cette petite pause "occidentale", et avons retraversé en Chine sur les ailes de Spring Airlines vers Shanghai.

En plein vol, le personnel de cabine interrompt le service et une hôtesse se met à décrire longuement les attributs d'une pacotille qu'une deuxième exhibe à la Vanna White pendant qu'un troisième agent "passe le chapeau" pour collecter les Yuans des chinois qui achètent allègrement les Mickey en peluche transformables, les rasoirs électriques et... les cartons de cigarettes. Nous sommes bien en Chine...

Prochaine chronique de Shanghai...