Tokyo

12 mai 2019

Dernière étape de notre périple asiatique, le Japon était un petit cadeau que nous nous sommes offert. Cadeau car nous savions que ce serait le moins challengeant des 4 pays visités mais aussi car nous nous sommes offerts les services d'un guide pour visiter Tokyo ;-)

En effet, nous nous sommes synchronisés avec Éric, qui développe le marché japonais pour Ixiasoft depuis quelques années, pour être à Tokyo en même temps. Et Geneviève a pu se libérer de son horaire de ministre pour accompagner Éric et venir avec nous à Hiroshima par la suite.

Ce fut donc avec grand bonheur que nous avons retrouvé Éric et Geneviève à l'hôtel à Tokyo l'après-midi de notre arrivée. Nous sommes repartis presqu'aussitôt pour une soirée "Lost in translation" (pour ceux qui ont vu le film), visitant le fameux bar de l'hôtel Hyatt et un des restaurants du film, où nous avons mangé un Shabu Shabu, variante japonaise de la fondue chinoise (ou du "hot pot") mais avec la fameuse viande wagyu très persillée, le tout servi avec tout un protocole. Annie, qui n'aimait pas le saké chaud qu'on sert à Montréal, y a aussi découvert que finalement, elle aime le "vrai saké"! ;-)

Quelques heures à peine après être arrivés au Japon, le contraste avec la Chine était déjà frappant. Tout d'abord, le silence : dans les trains, le métro, sur la rue... personne ne se sert d'un téléphone en "main libre" (en fait les téléphone doivent être réglés en mode silencieux dans les transports), personne ne parle fort.

Puis, la propreté : les japonais essuient régulièrement les rampes des escaliers roulant, ne crachent jamais par terre et les hôtels sont généralement pourvus d'un "onsen", sorte de spa qui a aussi fonction de bain public et où ils se lavent abondamment, avec beaucoup de savon et de mousse, avant de prendre un bain chaud et/ou un sauna. L'eau du robinet est potable!

Enfin, la politesse : jamais nous ne sommes bousculés (par un japonais) malgré la densité de la foule. Jamais un japonais ne se faufilera dans une ligne d'attente (ou s'il le fait, il demandera la permission en se pliant en deux et c'est qu'il n'aura probablement pas le choix) et de nombreuses formules de politesse seront toujours utilisées pour s'adresser à quelqu'un.

Petit rituel observé dans les trains: le contrôleur entre dans le wagon, se place en bout de wagon face aux voyageurs et annonce avec formalité qu'il va passer contrôler les billets, le fait et une fois le wagon contrôlé revient devant nous et salue en abaissant le tronc avant de repartir vers le wagon suivant. De façon similaire, les préposés à l'accueil d'un hôtel pourront vous accompagner jusqu'à l'ascenseur et effecteur le même salut en restant penchés jusqu'à fermeture des portes.

Étonnamment, la circulation est relativement faible au Japon. Considérant la population de Tokyo, nous n'y constatons aucun bouchon. Le coût de posséder et d'opérer une voiture en est sans doute la raison. Conséquemment, les transports en commun sont beaucoup utilisés et sont très efficaces et la foule y est nombreuse, tout comme sur les trottoirs des rues très fréquentées. D'ailleurs, notre hôtel était situé à deux pas de Shibuya Crossing, où Éric et Geneviève nous ont amené dès notre premier soir, et l'intersection mérite son titre de plus achalandée au monde!

Éric et Geneviève nous ont concocté un horaire bien ficelé et pour notre deuxième journée nous sommes allés visiter le temple Senso-Ji, où nous avons observé le rituel de purification japonais... et nous sommes aussitôt dépurifiés avec du "street food" près du temple ;-)

Ensuite, petit tour de bateau sur la rivière jusqu'à un très beau parc, Hamariku, où nous nous sommes arrêtés pour un thé servi avec le cérémonial japonais. Puis nous sommes rentrés en passant par l'ancien marché aux poissons, en voie d'être relocalisé pour faire place à une voie d'accès.

En soirée, nous sommes allés souper dans un "barbecue japonais" (ou coréen selon Éric), nom qui ne rend toutefois pas justice à l'excellent repas accompagné d'aussi bons sakés. Encore une fois, tout un cérémonial accompagnait le repas et le chef taillait et perforait devant nous les pièces de wagyu avec les outils et la dextérité d'un chirurgien et la grâce d'un artiste.

Vous aurez compris que le Japon est une expérience gastronomique d'un raffinement que nous n'avions pas beaucoup connu depuis le début de notre voyage. Bien sûr, les bonnes adresses d'Éric auront largement contribuées à la chose...

Il faut savoir qu’un « bon » restaurant japonais se spécialise habituellement dans un type très précis de cuisine. Nous sommes même allés dans un resto qui ne fait que des soupes (« ramen ») que l’on commande à un automate à l’entrée et qui nous sont servies dans un petit isoloir, sorte de confesse gastronomique 😉...

Jour 3: Visite de l'immersive et impressionnante exposition "Team lab bordeless", grimpette au sommet du Skydeck, apéro chez Luci, une amie d'Éric et Geneviève qui travaille à Tokyo, et souper en sa compagnie dans un resto un peu plus touristique mais qui nous a offert tout un spectacle, tendant les plats sur de longues "palettes à pizza".

Jour 4: promenade dans un joli jardin et visite du musée Gibli (célèbre studio d'animation japonnais) avec Nobu, directeur de la filiale japonaise d'ixiasoft et souper dans un très sympathique resto de quartier près de chez Nobu.

Vous aurez aussi compris que ces quelques jours à Tokyo auront été bien remplis mais pour nous ce fut un très grand plaisir que de les passer avec Éric et Geneviève et de nous "laisser organiser" pendant quelques temps, sans avoir à nous préoccuper de planifier nos visites et nos transports. Après 3 mois, cette étape aura été un vrai beau petit cadeau.

Merci Éric, merci Geneviève ! :-) xxx

Départ le lendemain pour Hiroshima avec Geneviève mais sans Éric qui devra justifier son déplacement et travailler un peu ;-).