Beijing
Nous voilà en Chine! :-)
Notre vol de Delhi avait une escale à Shanghai où nous avons franchi l'immigration sans problème (et plus efficacement qu'en Inde et au Népal). Nous en avons aussi profité pour nous procurer une carte SIM qui fut activée instantanément (en Inde l'opération avait pris plusieurs jours). Avant-goût du modernisme et de l'efficacité chinoise ? Et personne ne nous a parlé de "Mme Huawei". ;-)
Par ailleurs, la plupart des applications et sites de Google, Facebook et les sites des médias étrangers sont bloqués en Chine. Mais la représentante de la compagnie de cellulaire nous informe qu'elle nous installera la rustine pour contourner le problème. Allez comprendre… Mais nous avions de toute façon prévu le coup et avions déjà installé un "VPN" non chinois...
Après le vol Shanghai-Beijing, nous arrivons à l'hôtel qui est dans un "hutong" (vieux quartiers traditionnels de Pékin).
Petit rappel: nous avons quitté Delhi après 48h dont 24h enfermés dans une petite chambre à ne pas digérer notre dernier repas et n'avons rien pu avaler de significatif depuis. Nous avons donc pris la première journée très mollo et avons fait un peu de repérage autour de l'hôtel.
Le contraste avec l'Inde et le Népal est frappant car même si, comme en Inde, le hutong est un dédale de petites rues empruntées principalement par des 2 ou 3 roues, ceux-ci sont presque tous électriques à Beijing et n'utilisent leur klaxon qu'en cas de nécessité. quelle drôle d'impression de naviguer entre ces véhicules dans le silence!
Autre contraste: la propreté! Il existe un système de collecte d'ordures et de recyclage efficace et un service de voirie qui maintient les rues très propres.
Frappante aussi: l'homogénéité ethnique. A part une toute petite poignée d'étrangers, les visages sont tous chinois. Vous nous direz, "C'est normal, vous êtes en Chine !" mais dans la plupart des pays, il existe un certain métissage et une population de résidents immigrés qui semblent absents ici.
De plus, les hutongs ayant la volonté de préserver un aspect traditionnel, les commerces ne s'affichent presque pas et ceci confère des allures austères qu'on imagine les relents d'une époque communiste "dure".
L'hôtel où nous sommes descendus, sous la recommandation de François Dupuis (merci François!), tente de préserver le cachet architectural traditionnel des hutongs et propose des représentations d'un art ancestral appelé "shadow art" dans la cour intérieure de l'hôtel où donne notre chambre. Cette volonté de préserver le caractère traditionnel et la culture du hutong est palpable à l'hôtel mais aussi dans tout le quartier.
Non loin, un lac (qui est plutôt un très grand étang) est entouré de magnifiques saules pleureurs et nous avons la chance d'arriver comme les cerisiers commencent à fleurir. Le paysage est magnifique et il est très agréable de déambuler parmi les chinois qui profitent aussi de ce printemps tardif et qui jouent au mah-jong et à d'autres jeux de hasards sur les rives du lac et dans les parcs.
Nous déciderons de rester quelques jours à Beijing pour refaire nos forces et bien découvrir la ville, notamment la place Tian'anmen et la cité interdite tout à côté où tout simplement à nous promener dans les nombreux parcs de la ville.
Bien que la cité interdite soit sans doute la principale attraction touristique de Beijing, la visite nous a un peu laissé sur notre appétit... peut-être un effet secondaire de nos désordres gastriques. Pour ce qui est de la place Tian'anmen, elle nous semblait bien petite par comparaison avec l'image tant médiatisée de l'étudiant y défiant le char d'assaut. Mais il y avait quand même un côté solennel à fouler le sol de ces lieux mythiques...
Nous avons aussi pris une journée pour quitter la ville et nous rendre à l'un des sites valorisant la fameuse muraille de Chine. Et dans ce cas, pas de déception, l'oeuvre colossale est aussi impressionnante que nous l'anticipions. Et nous avons eu droit en prime aux cerisiers en fleurs qui ornaient les flancs des valons entourant la muraille... grandiose!
Dans Beijing, nous visiterons aussi le génial quartier "798 Art District" qui regorge de galeries d'art et d'exposition, de cafés terrasses et de sympathiques boutiques.
Le tout avec un côté "cartoon-bonbon" qui est visiblement très présent en Chine.
Nous ne pouvions quitter Beijing sans nous offrir un "Peking duck", ce que nous fîmes pour notre dernière journée, histoire d'avoir laisser le temps de récupérer à nos systèmes digestifs.
En conclusion sur cette première prise de contact avec la Chine, nous sommes un peu surpris d'un niveau de dépaysement moins grand que nous l'appréhendions. Bien sûr, la langue est une barrière significative (très peu de chinois parlent anglais hors des hôtels) et nous avons régulièrement à sortir notre app de traduction et à montrer nos écrans pour nous faire comprendre. Par ailleurs, nous avons réussi à organiser tous nos déplacements et nos réservations par nous-mêmes grâce à des applications conviviales et efficaces. Mais surtout, à bien des égards la Chine est socialement beaucoup plus près de nous que ne l'était l'Inde. Les voitures sont les mêmes, les magasins tiennent les mêmes produits, les comportements urbains sont similaires, même les taxis sont aussi bougonneux que chez nous. ;-)
Bref, la Chine développe une "classe moyenne" qui a visiblement des aspirations très similaires aux occidentaux... et ils sont nettement plus nombreux!
Espérons que cette tendance constatée à l'électrification des transports se poursuivra et inspirera l'occident. Nous avons sans doute été chanceux mais n'avons pas constaté de pollution gênante à Beijing.
Départ pour Xi'an qui sera l'objet d'un prochain texte…
À bientôt!




































