J +1.5 Mumbaï
35 000 pieds en route vers l’Inde. La musique du système de l’avion joue « Sympathie for the Devil » des Rolling Stones.
« … and I laid traps for the troubadours
Who get killed before they reached Bombay… »
Ok rien de si dramatique ne nous est arrivé mais l’appareil du deuxième segment de vol (Paris-Mumbaï) a dû être remplacé par un autre appareil réquisitionné du Japon… résultat 10 heures d’attente à Paris, mais au moins nous étions confortablement installés au salon Air France. Par contre nos bagages, eux, attendaient visiblement à la pluie car ils sont arrivés détrempés.
Au final, porte à porte, ça nous aura pris l’équivalent d’une journée et demi pour nous rendre, incluant 2 heures pour passer les douanes à l'arrivée.
L’inde est un pays où se côtoie modernité et archaïsme. La demande du « e-visa » se fait en ligne avant le départ. Tout est automatisé sauf qu’à l’arrivée, le douanier doit convertir manuellement notre e-visa en visa étampé dans notre passeport et il doit au passage prendre notre photo, nos empreintes digitales, le tout sur de l’équipement usé qui fait constamment défaut… Pas très "Lean" tout ça! ;-)
La sécurité est aussi une obsession ici. Obtenir une carte SIM exige une photo de passeport et un formulaire digne du FBI, les immeubles gouvernementaux sont entourés de guérites avec des gardes armés, …
Par ailleurs les gens sont généralement gentils et sont très serviables. Par chance, on nous avait informé de leur façon d’acquiescer en dodelinant de la tête car c’est un peu troublant au début…
Annie est une star ici!
Nous nous faisons régulièrement accoster par des indiens, surtout des jeunes, qui veulent faire un (ou plusieurs) selfie avec elle. Parfois ils veulent aussi François dans la photo... ;-)

Voilà, nous sommes arrivés en Inde! Mumbaï/Bombai est une ville intéressante et un peu moins dépaysante que nous l’appréhendions. La très forte densité se ressent bien mais il y a moins de bruit et d’odeurs qu’anticipé, sans doute aussi car il ne fait pas trop chaud. La circulation est folle mais fluide et les chauffeurs semblent avoir développé l’utilisation d’un sens supplémentaire pour compenser : l’ouie. Un peu comme des chauves-souris, ils envoient sans cesse des coups de klaxon pour aviser leur entourage de leur présence. Ça ne fonctionne pas tout le temps car nous avons déjà assisté à un accrochage…
Ah oui, pour François Dupuis qui ne voulait pas lire de longs textes : Tout va ben!
Encore une journée à Mumbaï et on part lundi pour Udaipur…
A bientôt





