Pushkar
Retour sur Jaisalmer: un midi alors que nous lunchions à un "rooftop restaurant", nous apercevons un nuage noir et menaçant qui s'approche de la ville. Quelques minutes plus tard, nous nous réfugions à l'intérieur pour laisser passer une averse. Le lendemain, nous apprenons qu'il ne pleut que 15 jours par an à Jaisalmer et toujours à la fin de l'été. Que les climatos-sceptiques soient confondus!

Sur cette note éditoriale, déplaçons nous maintenant à Pushkar, petite ville de pèlerinage. Pour nous y rendre, nous prendrons le train de nuit, à une heure du matin de Jaisalmer, pour arriver à Ajmer vers midi. Un taxi nous amènera ensuite à Puskar qui est à une quinzaine de km. Le train de nuit est une expérience beaucoup moins exotique que le bus de nuit. Nous avions pris des places dans un compartiment à 6 couchettes (2 séries de 3 superposées). Il faut savoir qu'il y a différentes classes et nous voulions l'expérience de l'indien moyen dans le contexte d'un long trajet. Mis à part le peu de place pour nos sac à dos, l’exiguïté de la couchette et la propreté toute relative des latrines (!) le trajet s'est bien fait. Encore une fois nous étions les seuls "blancs" dans le wagon, mis à part une italienne sympathique avec qui nous avons partagé le taxi pour Pushkar à l'arrivée.
Nous étions bien contents de nous déposer quelques nuits à Pushkar après notre séquence bus de nuit - nuit simple à l'hôtel - nuitée dans le désert à la belle étoile - train de nuit.
Pushkar est une petite ville enroulée autour d'un lac rempli de pélicans et qui est en fait un grand bassin où se versent d'innombrables escaliers descendant de "temples" délabrés où s'épouillent des singes.
Les pèlerins et résidents empruntent les escaliers pour un rituel de purification dans l'eau du lac. Une petite chaîne de montagnes borde aussi la ville au loin.
À l'arrière des temples, un réseau de petites rues entoure le lac et forme un grand bazar sympathique mais où évoluent des maraudeurs qui cherchent à vous faire accepter des offrandes. Si vous le faites, vous vous retrouvez embarqués dans un minutieux et astucieux stratagème qui vous conduit graduellement vers un des escaliers où on vous expliquera que vous avez le choix de faire ou non un don à la communauté et que c'est "votre karma" qui est en jeu... (malgré le fait que nous le savions, eh oui nous avons donné à la communauté!)
Mis à part ce côté arnaqueur et mercantile (et le fait que la ville est "dry"), nous avons aimé Pushkar, particulièrement notre randonnée à un temple, au sommet d'une petite montagne près de la ville et qui nous a offert une vue imprenable sur la vallée. Pushkar a aussi un côté un peu hippie/grano, de nombreux occidentaux y déambulent coiffés de dreads et vêtus de tenues amples. Et la bouffe! Nos meilleurs petits-déjeuners jusqu'à présent. Nous avons fait le plein de vitamines. Il faut dire que nous mangeons bien en Inde. Les plats sont vraiment savoureux.
La ville est aussi le lieu de nombreux et bruyants mariages. Notre première nuit a été ponctuée de tambours, musique et feux d'artifice, qui se tenaient tout juste sous nos fenêtres. Un autre soir nous avons suivi le son de la musique pour nous retrouver dans une grande cour intérieure majestueusement décorée pour un mariage. Les gens qui se trouvaient près de l'entrée nous ont invités cordialement à les suivre et nous ont installés dans des fauteuils en plein centre de la cour et étaient visiblement ravis d'avoir des étrangers au mariage.
De façon surprenante, même s'il règne un bruit quasi permanent la nuit en Inde, celui-ci fait partie de la normalité. Ce qui serait considéré comme insupportable ailleurs, se tolère très bien ici.
Départ prévu pour le parc national de Ranthambore...
PS: Cours de danse de style Bhangra à la Bollywood: check! :-) :-) :-) (pour Annie ;-) )























